Close Menu

    Restez branchés

    Recevez nos articles directement dans votre boîte mail

    En ce moment

    Des centaines de fidèles à la triste commémoration de l’explosion du 4 août

    4 août 2026

    En attendant la justice, les familles des victimes du 4 août invitent les diplomates à se souvenir

    4 août 2026

    « Maintenant je sais que ma fille ne reviendra plus », confie la mère de Lara Hayek, dans le coma depuis le 4 août 2020

    4 août 2026
    Facebook X (Twitter) Instagram
    Facebook X (Twitter) Instagram LinkedIn
    Beyrouth360
    Mardi 3 Novembre
    • LA UNE
    • Carnets de route
      • Le Journal Intime de Patricia Khoder
    • Panorama
      • Reportages
      • Actu
      • Développement
      • Reconstruction
      • Explosion du port
      • Le Liban à l’étranger
      • Syrie
      • Rencontres
      • Culture
    • Texto
      • Analyse
      • Billets d’humeur
      • Guest writers
      • Op-ed
    • Happenings
      • Événements
      • Conférences
      • En ville
    • En chiffres
    • Plus
      • À propos de nous
    Beyrouth360
    Accueil » Le Liban à la croisée des chemins : saisir l’opportunité ou rester en marge de l’histoire ?
    Actu

    Le Liban à la croisée des chemins : saisir l’opportunité ou rester en marge de l’histoire ?

    Sylviane ZehilBy Sylviane Zehil7 juillet 2025
    Share Facebook Twitter Pinterest Copy Link LinkedIn Tumblr Email VKontakte Telegram
    Photo tirée du compte X de @USAMBTurkiye
    Partager
    Facebook Twitter Copy Link

    Tom Barrack, un messager américain… pour combien de temps?Dans un texte sans ambiguïté publié dans Asharq Al-Awsat le 4 juin 2025, Edward Gabriel, voix influente au sein de la diplomatie américaine et président de l’American Task Force on Lebanon (ATFL), tire la sonnette d’alarme : le Liban, affaibli par des décennies de conflits et de paralysie institutionnelle, pourrait enfin tourner la page. À condition d’agir vite.

    « Le Liban a là une occasion rare de maintenir le soutien international pour reconstruire une nation ravagée, bâtir une armée forte garante de sa souveraineté, et assurer la paix avec ses voisins. L’horloge tourne, mais le choix revient au Liban : saisir ce moment ou rester sur le bord de la route », écrit Edward Gabriel, ancien ambassadeur des États-Unis au Maroc et président de la puissante organisation ATFL (American Task Force for Lebanon).

    Dans un texte sans ambiguïté publié dans Asharq Al-Awsat le 4 juin 2025, Edward Gabriel, voix influente au sein de la diplomatie américaine et président de l’American Task Force on Lebanon (ATFL), tire la sonnette d’alarme : le Liban, affaibli par des décennies de conflits et de paralysie institutionnelle, pourrait enfin tourner la page. À condition d’agir vite. Car, dans une région en mutation rapide, l’inaction équivaut à l’effacement.


    le Liban, affaibli par des décennies de conflits et de paralysie institutionnelle, pourrait enfin tourner la page

    Une région en pleine reconfiguration

    Le Moyen-Orient, longtemps perçu comme figé dans ses lignes de fracture, est aujourd’hui le théâtre d’une recomposition sans précédent. « Cette hypothèse [d’une région immobile] n’est plus valable. Il suffit de regarder les transformations spectaculaires qui se déroulent depuis quelques semaines et quelques mois au Liban, en Syrie et en Iran », affirme l’ancien ambassadeur.

    Le constat est sans appel : en Syrie, la chute du régime Assad et l’arrivée au pouvoir d’Ahmed El-Charaa, ancien rebelle islamiste devenu dirigeant réformateur, ont surpris jusqu’aux observateurs les plus avertis. Ahmed El-Charaa s’emploie désormais à rapprocher Damas d’Israël, dans une perspective de normalisation régionale. En Iran, les revers militaires et la désorganisation des services de renseignement fragilisent profondément le régime, réduisant considérablement son influence, notamment sur le Hezbollah, longtemps perçu comme l’instrument direct de Téhéran au Liban.


    Le Liban, un « bénéficiaire naturel » — mais à condition d’agir

    Dans ce contexte, le Liban pourrait, selon Edward Gabriel, « être le principal bénéficiaire de ces bouleversements géopolitiques ». L’élection d’un président respecté, Joseph Aoun, et d’un Premier ministre réformateur, Nawaf Salam, a permis la formation d’un gouvernement technocratique, suscitant un regain d’espoir. Mais pour que cette dynamique soit durable, des mesures décisives sont nécessaires : désarmement de toutes les milices, y compris le Hezbollah, démarcation des frontières avec la Syrie et Israël, et engagement dans un plan de réformes économiques profondes.

    « Le nouveau gouvernement dispose désormais de l’autorité politique et de la capacité nécessaires pour saisir une occasion unique dans l’histoire : reconstruire, réformer et réinventer l’avenir du Liban. Mais le temps ne joue pas en sa faveur. »


    « S’il perçoit une hésitation ou un retard de la part de Beyrouth, le président Trump pourrait très bien rediriger l’engagement américain vers des pays plus dynamiques, à savoir la Syrie, Israël et les pays du Golfe »

    Tom Barrack : un mandat chargé de messages d’efficacité et de rapidité

    Selon Edward Gabriel, le président Donald Trump, dans un rare geste d’attention envers le Liban, a évoqué favorablement le pays à deux reprises récemment. Il a mandaté Tom Barrack, homme d’affaires influent, ambassadeur des États-Unis en Turquie et envoyé spécial pour la Syrie, pour présenter à Beyrouth une proposition globale : désarmement total des milices, démarcation des frontières, garanties de retrait israélien des zones litigieuses, et mise en œuvre rapide de réformes économiques structurelles.

    Lebanon’s hope awakens!!! The opportunity is now. This is a historic moment to supersede the strained confessionalism of the past and finally fulfill 🇱🇧’s true promise of the hope of “One country, one people, one army.” As @POTUS has consistently shared with the world, "Lebanon…

    — Ambassador Tom Barrack (@USAMBTurkiye) July 5, 2025

    « S’il perçoit une hésitation ou un retard de la part de Beyrouth, le président Trump pourrait très bien rediriger l’engagement américain vers des pays plus dynamiques, à savoir la Syrie, Israël et les pays du Golfe », met-il en garde. Le message est clair : l’attention américaine n’est pas acquise. Elle est conditionnelle, éphémère, et orientée par des critères d’efficacité et de rapidité.


    L’ATFL : voix stratégique de la diaspora libano-américaine

    Fondée aux États-Unis sous le statut d’organisation indépendante, non partisane et non confessionnelle, l’American Task Force on Lebanon (ATFL) rassemble des Américains influents d’origine libanaise. Son objectif : renforcer la relation bilatérale entre les États-Unis et le Liban, dans l’intérêt mutuel des deux peuples.

    L’ATFL plaide pour la souveraineté du Liban, son intégrité territoriale, un modèle démocratique et pluraliste, ainsi que des politiques américaines cohérentes, axées sur la stabilité, l’éducation, la culture et la prospérité économique.

    Sous la présidence d’Edward Gabriel, l’organisation joue un rôle de passeur stratégique, facilitant le dialogue entre décideurs politiques américains et libanais. L’ATFL a été à plusieurs reprises un canal discret mais influent entre Washington et Beyrouth, en particulier lors de crises de gouvernance ou de négociations sur la démarcation maritime.


    Un avenir en suspens

    « Si la Syrie et Israël normalisent leurs relations, ils pourraient également coopérer sur la sécurité de leurs frontières mutuelles, excluant le Liban du processus. Le pays risque alors de devenir une simple zone tampon — voire un champ de bataille — s’il ne parvient pas rapidement à tracer sa propre voie souveraine. »

    À l’heure où la région se redessine sous nos yeux, le Liban n’a plus le luxe de la lenteur. Il peut soit devenir acteur de sa renaissance, soit subir les décisions prises sans lui. Gabriel, au nom de la diaspora et d’un pan stratégique de la diplomatie américaine, tend la main. Encore faut-il que Beyrouth la saisisse.


    À propos de l’ATF

    L’American Task Force on Lebanon est une organisation à but non lucratif (501c3) basée aux États-Unis, fondée par des Américains de descendance libanaise. Elle œuvre à renforcer les liens entre les deux pays en sensibilisant les décideurs américains à l’importance d’un Liban souverain, stable, démocratique et prospère.

    beyrouth donald trump etats-unis hezbollah israel liban syrie tom barrack
    Sylviane Zehil

    Related Posts

    Explosion du port

    Des centaines de fidèles à la triste commémoration de l’explosion du 4 août

    4 août 2026
    Explosion du port

    En attendant la justice, les familles des victimes du 4 août invitent les diplomates à se souvenir

    4 août 2026
    Explosion du port

    « Maintenant je sais que ma fille ne reviendra plus », confie la mère de Lara Hayek, dans le coma depuis le 4 août 2020

    4 août 2026
    Explosion du port

    « Pas un jour ne passe sans que je pense au 4 août »

    2 août 2026
    En chiffres

    Le Liban au cœur de la Francophonie 

    6 juillet 2026
    Culture

    Beirut Art Days – A Bourj Hammoud, une immersion dans l’art et la culture des Arméniens du Liban

    27 juin 2026
    Add A Comment
    Leave A Reply Cancel Reply

    La sélection de la redaction

    Dimanche 31 mai – M’occuper à voler des gardénias pour oublier que les Israéliens sont à nos portes

    Patricia Khoder1 juin 2026

    Quand j’ai emménagé dans ce quartier d’Achrafieh, j’ai commencé à croiser mes voisins au printemps,…

    Chrétiens du Liban-Sud, ou la détermination de rester

    11 mars 2026

    Fin d’une ère au Moyen-Orient

    1 mars 2026

    Témoignage – Iran : « Le peuple s’exprimait avec son seul corps, le régime a répondu avec des armes de guerre »

    28 janvier 2026
    Restez Branchés
    • Facebook
    • Twitter
    • Instagram
    • YouTube

    Articles recents

    Des centaines de fidèles à la triste commémoration de l’explosion du 4 août

    4 août 2026

    En attendant la justice, les familles des victimes du 4 août invitent les diplomates à se souvenir

    4 août 2026

    « Maintenant je sais que ma fille ne reviendra plus », confie la mère de Lara Hayek, dans le coma depuis le 4 août 2020

    4 août 2026

    « Pas un jour ne passe sans que je pense au 4 août »

    2 août 2026
    Facebook X (Twitter) Instagram

    News

    • Carnets de routes
    • Le Panorama
    • Reportages
    • Texto
    • Blue Vert
    • Développement
    • Reconstruction
    • Culture
    • Happenings

    News

    • Le Liban en Chiffres
    • Explosion du port
    • Syrie
    • Le Liban à l'étranger

    Contactez-nous

    • Beyrouth.01@hotmail.com

    Restez branchés

    Recevez nos articles directement dans votre boîte mail

    © 2026 Beyrouth360. Designed by Julien Kanaan.

    Type above and press Enter to search. Press Esc to cancel.